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Memento (Je me souviens)

 

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RESUME DE LA PIECE

Georges Lambert nous raconte sa vie : sa femme, ses relations avec ses enfants, son envie de retravailler et son questionnement sur sa future vie affective.

Sa femme, Josy, était atteinte de la maladie d’Alzheimer. Il doit maintenant réapprendre à vivre sans elle.

Cette histoire célèbre l’amour de Georges pour sa femme et sa lutte pour vaincre cette adversaire, la maladie d’Alzheimer, avec chaleur, intégrité et sens de l’humour.

NOTE D’INTENTION

Quand j’ai lu pour la première fois The Carer (c’est le titre original en anglais), je ne m’attendais pas à un tel choc. Cette histoire toute simple d’un homme, Georges, qui vient de perdre sa femme morte de la maladie d’Alzheimer m’a profondément ému. J’étais en Australie depuis quelques mois et j’allais y rester un an. Une amie m’avait conseillé cette pièce et son auteur, Alan Hopgood.

 

Cette année avait mal commencé. Dès mon arrivée, j’avais appris le décès de mon grand-père. Il avait succombé à la maladie d’Alzheimer justement. J’étais loin de France et démuni par rapport à la tristesse de ma famille. Je ne pouvais pas réconforter mes proches.

 

La lecture de cette pièce me ramena à ma propre expérience. Je n’avais pourtant pas abandonné mon travail comme Georges pour m’occuper de mon grand-père. Personne de ma famille ne l’avait fait non plus. Il avait été pris en charge dans un service spécialisé. Pourtant, je le revoyais dans les descriptions et les anecdotes de Georges.

 

Quand je rentrais en France, je cherchais une pièce qui traite de ce sujet. Aucune ne me parut aussi intéressante et intelligente que celle d’Alan Hopgood. Je décidai donc d’en faire l’adaptation en français et la mise en scène.

Grâce au personnage de Georges, je veux montrer le dévouement des aidants : les sacrifices consentis, les peines et les interrogations. Je veux aussi montrer, avec humour, car Georges est un personnage drôle, que la vie n’est pas finie malgré la perte d’un être cher. On peut retravailler, on peut avoir des projets, on peut aimer à nouveau.

 

L’humour et la sensibilité de Georges, alliés à la musique qui nous accompagne tout au long de la pièce, nous touchent ; peu importe si on a vécu ou non ces moments dans notre vie.

 

NOTE DE MISE EN SCENE

 

 

C’est une pièce à un personnage, un seul en scène comme on dit aujourd’hui. On y voit Georges évoluer dans son intérieur physiquement et psychologiquement. Son intérieur signifie sa maison. C’est le lieu qu’il a partagé avec sa femme, Josy, pendant son mariage et aussi pendant sa maladie. Il vaque à ses occupations quotidiennes (jardinage, commissions, appels téléphoniques de la famille…). Son intérieur signifie aussi ses souvenirs et ses questionnements sur sa nouvelle vie. Nous le voyons prendre conscience de sa solitude, du manque de sa femme mais aussi de son soulagement et de son envie de reprendre sa vie en main.

 

Le public n’est pas seulement spectateur de la vie de Georges, il est aussi son interlocuteur. Le fameux quatrième mur du théâtre est ici démoli. Georges s’adresse directement aux spectateurs.

 

Je veux que Georges devienne un ami, un parent voire un double de soi pendant ce spectacle. Georges a été, est ou sera l’un de nous à un moment de notre vie. Georges peut nous évoquer des souvenirs mais aussi (sans psychologie outrancière) nous aider pour le futur. C’est pourquoi grâce à un décor sobre (un piano, un guéridon, un buffet) et à la musique (Schumann, Chopin) omniprésente tout au long de la pièce, je veux créer une intimité entre un Georges drôle et sincère et le public.

 

Cette pièce est un hommage à tous ceux qui assistent et accompagnent des malades. Elle est aussi un vecteur d’espoir car malgré la douleur et les sacrifices, la vie continue de nous apporter des bonheurs inestimables.

 

L’AUTEUR : Alan HOPGOOD (né le 29 septembre 1934) est un acteur et écrivain australien. Il est diplômé de l’Université de Melbourne. Le premier succès théâtral d’Alan Hopgood a été  And the Big Men Fly en 1963 (non traduite en français). Elle a été adapté pour la télévision australienne en 1973. En 1966, il crée Private Yuk Objects (non traduite en français) qu’il affirme être la première pièce au monde écrite sur la Guerre du Vietnam. Il a aussi écrit de nombreux scénarii pour le cinéma et la télévision.

 

Il a été comédien au sein de la Melbourne Theatre Company pendant dix ans et a joué dans des séries télévisées ainsi qu’au cinéma en Australie.

Il a contracté le cancer de la prostate et écrit un livre sur cette expérience Surviving Prostate Cancer – One Man’s Journey (non traduit en français).

Il a écrit The Carer (titre original) en 2004. Cette pièce a eu un énorme succès en Australie, en Nouvelle-Zélande et a même été jouée aux Etats-Unis.

 

L’ADAPTATEUR ET METTEUR EN SCENE : Sébastien FAGLAIN

Né à Chartres en 1973, il a vécu toute sa jeunesse à Cholet dans le Maine-et-Loire. Après avoir suivi une formation en théâtre classique et chant aux Ateliers WRZ entre 1997 et 2000, Sébastien a joué dans de nombreuses pièces de théâtre : Les Gens de La Fontaine, La Véritable Légende du Père Noël, Sacré Silence, Les Fourberies de Scapin, Les Caves du Vatican et Le Médecin malgré lui entre autres.

Il agrémente son parcours d’acteur par un passage de quelques années à la Ligue d’Improvisation de Paris (de 1997 à 2003), où il a été comédien, formateur-coach et maître de cérémonie lors de nombreux matchs d’improvisation.
Il joue maintenant régulièrement dans des spectacles d’improvisation longue (Histoires d’un Soir et Maintenant ou jamais) et continue à jouer des matchs et des cabarets d’improvisation.

Il a également touché à la mise en scène en 2004 (Les Gens de La Fontaine) et a joué en anglais (The Lark) lorsqu’il a vécu en Australie en 2006.

Sébastien prête aussi sa voix à de nombreux personnages de séries (Les Experts, Disney Channel…).

Parallèlement à sa carrière de comédien, il écrit et interprète ses propres chansons au sein du groupe Sakomano depuis 2003.

Cette pièce est son premier projet sous la double casquette d’adaptateur et metteur en scène.

 

 LE COMEDIEN : Jean-Félix CUNY

Agé aujourd’hui de soixante ans, formé au théâtre national d’art et d’essais et au département « art vivants » de l’Université Paris VIII Vincennes, il forma sa propre compagnie en 1981 pour y produire particulièrement un théâtre musical ; Il mène une double carrière de comédien/metteur en scène et d’auteur et enseigne l’art dramatique depuis 1987 au sein des ateliers WRZ-théâtre à Paris. Il préside de 1994 à 1999 PROJADEP ( Projet professionnel pour les jeunes comédiens issus de l’enseignement privé). Il est aujourd’hui secrétaire général de l’association des artistes enseignant à titre privé (FIAD).

A titre personnel, il pratique le clown, le spectacle d’improvisation (Blyth ans Co), la danse contemporaine, puis le répertoire théâtral, classique et contemporain. Il est l’auteur de plusieurs pièces et d’ouvrages de vulgarisation historique. Metteur en scène au théâtre il réalise aussi des spectacles institutionnels pour le compte de l’Etat et des municipalités (sons et lumières.)

 

LA COMPAGNIE TETE-BECHE

 

Troupe de jeunes comédiens, la Compagnie Tête-Bêche est constituée autour d’un noyau d’élèves issus du même cours d’art dramatique : les Ateliers WRZ Théâtre dirigé par Jean-Félix CUNY.

The Carer est leur cinquième création. Ils ont tourné leur premier spectacle, Amis mots, pendant 2 ans sous la direction de leur professeur. Écrit par Jean-Félix Cuny et Olivier Clénet, ce texte est une création originale avec et sur les mots d’aujourd’hui, en forme d’exercices de style à la Queneau ou Tardieu. En 2003, ils se lancent dans une nouvelle et formidable aventure : le spectacle jeune public, avec Les Gens de La Fontaine. Le spectacle est programmé avec succès trois saisons sur Paris. En 2006, ils poursuivent leur envie de faire découvrir aux enfants le plaisir de jouer avec le langage par la création d’un nouveau spectacle à leur attention : Sacré silence de Philippe Dorin. En 2007, un premier spectacle tout public voit le jour : Volpone d’après Ben Jonson, présenté au Labo à Cachan (92) puis repris au Sudden Théâtre en 2008. Avec ce spectacle, la compagnie débute alors la représentation de pièces du répertoire classique.

En parallèle, la compagnie est intervenu pendant quatre ans dans l’école élémentaire Paul Vaillant-Couturier de Bagnolet (93) pour animer un atelier-théâtre hebdomadaire.

 

Échanger : la Compagnie Tête Bêche est très attachée au rôle social du spectacle vivant : ce doit être un moment de partage et de réflexion pour et avec tous les publics.

Divertir : nous avons la volonté de rendre le théâtre attrayant et non d’en faire une discipline réservée à une élite intellectuelle.

Transmettre : la représentation doit rendre l’écrit vivant et donner à penser aux jeunes et aux moins jeunes.

 

Être acteur sur scène et dans la société avec toujours les mêmes envies échanger, divertir et transmettre au plus grand nombre.

 

 

CONDITIONS TECHNIQUES

 

Plateau :

ouverture de scène : min. 5 m.

profondeur de scène : min. 5 m.

hauteur de plafond : min. 4 m.

jeu de pendrions et de rideaux (noirs de préférence).

Un piano droit.

 

Une fiche technique est en cours d’élaboration.