Sacré Silence

Sacré silence

Pourquoi la solitude ? Est-ce que l’échange avec l’autre, c’est pas mieux ?
Comment fait-on pour communiquer quand on n’a pas le même langage, quand on ne vient pas du même univers ?
Quelle est la différence entre des sons, du bruit, des mots, la parole ? 
Et le silence, dans tout ça ? Est-il vraiment d’or ?

L’histoire

Lumpe est une marchande de sons en tous genres, enfermée dans ses habitudes et obligée de fuir une société où les bruits sont devenus des nuisances.
Elle vagabonde en plein désert à la recherche de clients avec, dans son bidon, toutes les sonorités du monde …

Mais en vain, personne à l’horizon pour lui répondre.

Soudain une voix se manifeste et Lumpe va faire une rencontre extraordinaire…

Note d’intention

Avec «Sacré silence», la Compagnie Tête-Bêche poursuit son travail de recherche sur les fonctions du langage, et son envie de rencontrer le jeune public pour lui faire découvrir le plaisir de jouer avec les mots.

Cette pièce de Philippe Dorin part d’un jeu enfantin : celui de l’écho, ce jeu qui nous a tous fasciné et agacé. Elle est une réflexion poétique sur le langage, l’univers des bruits qui nous environnent et, bien sûr, le silence. Ce texte ouvre de nombreuses perspectives pour une réflexion sur la langue: vocabulaire des bruits et des sons (sémantique, assonance…), recherche et création de jeux de mots à la Tardieu ou à la Queneau(syntaxe mélangée, vocabulaire inventé…). Mais j’ai découvert également dans cette pièce des pistes pour une recherche musicale sur les rythmes et sur les mélodies (créations d’instruments, chanson à inventer) et enfin un travail corporel (jeux de miroirs, de mimétisme, d’apparitions et disparitions).

Lumpe est seule, elle parle seule, elle n’entend que sa propre voix. N’essaie-t-elle pas de lutter contre la solitude et le silence qui l’accompagne ? Écho, qui répète ce que dit Lumpe, fait évoluer la pièce vers une sorte de farce. Mon travail a donc consisté à marier l’émotion et le comique, à conduire le public à rire et à réfléchir sur la relation à l‘autre et à soi. Deux personnages, deux solitudes -dans un lieu relativement à l’écart et vide –qui échangent. Pas d’histoire, un moment de vie…un rêve? »

Luc Ducros, metteur en scène

L’auteur

Philippe Dorin écrit depuis 1980 des pièces de théâtre et des livres destinés aux enfants.

Dans ses histoires, le fantastique naît souvent de situations très concrètes, mais légèrement décalées de la réalité.
C’est tout ce jeu entre le caractère invraisemblable d’une histoire et la logique implacable qui doit pourtant la sous-tendre qui l’intéresse. Car il pense qu’écrire une histoire, ce n’est pas tant transporter le lecteur ou le spectateur dans un monde imaginaire que rendre ce monde lointain tout proche de lui, si près qu’il puisse le toucher.

Il est l’auteur de recueils de contes, parmi lesquels Le jour de la fabrication des yeux; d’ouvrages illustrés (son Coeur de Pierre lui a valu le Prix du polar jeunesse au Salon de Grenoble en 1992) ; de récits radiophoniques pour Radio France (Mes petits mots d’amour interprété par Fanny Ardant, ou 20 secrets pour apercevoir les fées interprété par Michel Piccoli) ; et bien sûr de théâtre jeune public.

Parmi ses nombreuses pièces pour la jeunesse, citons Villa Esseling Monde, créée au Théâtre des Jeunes Spectateurs de Montreuil en 1993 puis beaucoup jouée, en France bien sûr mais également en Allemagne et en Pologne. Parmi ses dernières créations, on peut citer En attendant le Petit Poucet et Dans ma maison de papier, j’ai des poèmes sur le feu.

Auteur engagé pour la saison 2004-2005 au Théâtre de l’Est parisien, il présente Bouge plus ! et Ils se marièrent et eurent beaucoup.

Le metteur en scène

Luc Ducros

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